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Le déroulement d’un chantier comme celui de l’aménagement des rives de la Haute-Deûle réunit autour de ses problématiques un nombre important d'acteurs institutionnels et de professionnels du bâtiment. Tous sont appelés à la réussite du projet dans une perspective commune de respect de l’environnement et de maîtrise des nuisances. La gestion et le recyclage des déchets du chantier EuraTechnologies s’impose comme un élément-phare dès l’appel d’offres et bénéficie aujourd’hui de l’expertise de sociétés particulièrement préparées à ce type de challenge.
Répondre aux obligations de la « Charte Chantiers Qualité »
D’un point de vue stratégique, l’objectif est d’être en adéquation avec la « Charte Chantiers Qualité » rédigée par la ville de Lille en 2004 et signée par une trentaine de partenaires dont la SORELI. Danielle Poliautre précise : « Compte tenu du nombre de chantiers en cours ou en projets, la ville de Lille souhaitait être un acteur innovant du développement durable. Cette charte intègre donc les obligations légales de gestion des déchets et de respect des espaces naturels (pollution des sols et des eaux, protection de l’air…) mais va au-delà en obligeant les organismes à minimiser tous les impacts d’une démolition et d’une construction sur l’espace public (salissures, poussières, pollutions visuelles et sonores, circulation et stationnement, etc.). La charte a été envoyée à tous les comités de quartier et fait l’objet d’un suivi par des coordinateurs de chantier. Une perspective : attribuer un label aux entreprises qui jouent le jeu !»
Démolition et « déconstruction »
Innovation majeure du chantier et véritable enjeu de développement durable, le processus de démolition prend la forme d’une « déconstruction ». Il s’agit notamment, dans la préparation du chantier, de rechercher les centres de tri et les filières de valorisation des déchets afin de définir un niveau de tri optimal. C’est ainsi que tout naturellement, la société nantaise FCID, leader sur le marché, s’est positionnée sur le chantier, forte de son expérience de 12 ans dans le domaine. Olivier Notte, chargé de mission, précise : « Il ne s’agit pas de démolir n’importe comment, mais, précisément, de déconstruire, trier pour récupérer 80 % des matériaux issus du chantier.». Ainsi, la « déconstruction » commencée en février permettra de trier et de récupérer 32 000 tonnes de déchets : déchets ultimes (gravats) qui seront réutilisés (remblais paysagers au bord des autoroutes notamment) et des déchets qui seront recyclés. Une véritable démarche environnementale qui met le chantier EuraTechnologies au cœur de la problématique d’épuisement des matières premières. Pour Danielle Poliautre, l’enjeu est de taille : « Ce procédé ouvre à moyen terme un potentiel énorme d’entreprises et d’emplois dans ce secteur. »
Traçabilité et recyclage
Une visite du chantier donne rapidement un aperçu de la méthodologie adoptée par le maître d’œuvre et suivie par l’entreprise de démolition. La « déconstruction » passe avant tout par un curage très fin des bâtiments. Elle se fait par tranche, selon les différents types de matériaux (bois, plâtre, faux plafonds, etc.) avec une attention et des précautions particulières sur le retrait d’amiante. Pour chaque tranche, dans un souci permanent de traçabilité, des bennes sont mises à disposition, prêtes à accueillir chaque catégorie de déchets et à suivre les différents cycles du recyclage.
Le secteur du bâtiment produit, en France, 30 millions de tonnes de déchets par an et mérite une prise de conscience écologique. Le chantier EuraTechnologies, par son ampleur et son innovation, apparaît donc comme pilote en matière de recyclage.
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